La messe sacrilège
Le détournement du rituel catholique à des fins de maléfice. L'affaire des Poisons en fournit le dossier le plus documenté.
| Type | Maléfice |
|---|---|
| Aire | France, Italie |
| Période | XIVe au XVIIIe siècle |
| Attestation | Procès de l'affaire des Poisons (1679-1682), archives de la Bastille ; procès de sorcellerie italiens |
Ce qu'on appelle « messe noire » recouvre en réalité des pratiques très diverses : messes dites sur une personne pour la faire mourir, utilisation d'hosties consacrées, offices détournés. Le point commun est le retournement d'un rituel institutionnel, ce qui suppose un prêtre.
L'affaire des Poisons, instruite par La Reynie entre 1679 et 1682, en livre le dossier le plus complet : interrogatoires, confrontations, noms de la haute société. L'abbé Guibourg y avoue des messes célébrées sur le corps de femmes, moyennant finance.
Les aveux ont été obtenus sous la question et les pièces les plus compromettantes ont été brûlées sur ordre du roi ; l'historiographie discute donc la part de fabrication. Ce qui n'est pas discuté, c'est l'existence d'un commerce parisien de poisons, d'avortements et de services occultes.