Des prestiges des démons
Un médecin plaide que les sorcières sont des malades — et publie sans le vouloir le catalogue de démons le plus copié.
| Titre original | De praestigiis daemonum |
|---|---|
| Auteur allégué | Johann Weyer |
| Auteur ou milieu réel | Johann Weyer (1515-1588), médecin |
| Attribution | Attribution assurée |
| Datation | 1563 ; appendice Pseudomonarchia daemonum à partir de 1577 |
| Langue | Latin |
| Cote | DEM-002 |
Weyer, élève d'Agrippa, soutient que les femmes accusées de sorcellerie sont le plus souvent âgées, isolées, mélancoliques, et qu'elles relèvent du médecin et non du bourreau. Sa position n'est pas moderne au sens où nous l'entendons — il croit aux démons — mais elle est courageuse et elle lui a valu de vives attaques, notamment de Jean Bodin.
Ironie durable : l'appendice qu'il joint en 1577, la Pseudomonarchia daemonum, liste les esprits pour montrer l'absurdité des invocations. C'est cette liste qui, passée dans le Lemegeton, est devenue le catalogue de référence de la démonologie pratique.