Sur la vie, livre III : obtenir la vie du ciel
Comment un prêtre florentin a rendu la magie astrale fréquentable — en la présentant comme de la médecine.
| Titre original | De vita libri tres, III : De vita coelitus comparanda |
|---|---|
| Auteur allégué | Marsile Ficin |
| Auteur ou milieu réel | Marsile Ficin (1433-1499) |
| Attribution | Attribution assurée |
| Datation | 1489 |
| Langue | Latin |
| Lieu | Florence |
| Cote | TRA-004 |
Ficin écrit pour des lettrés mélancoliques, dont il est. Son remède est une hygiène qui capte la qualité des astres bénéfiques : musique, lumière, parfums, aliments, images. Tout le vocabulaire de la magie talismanique est là, mais installé dans un cadre médical, ce qui le rend défendable.
C'est la manœuvre la plus habile de l'histoire du genre, et elle a réussi : le livre a circulé librement, et il a ouvert la voie à Agrippa. D. P. Walker l'a appelée « magie spirituelle » par opposition à la magie démoniaque — la distinction n'est pas neutre, elle est ce qui permettait de ne pas être brûlé.