Le Comte de Gabalis
Une satire des cabalistes, écrite par un abbé, et prise au sérieux pendant trois siècles par ceux qu'elle raillait.
| Titre original | Le Comte de Gabalis, ou Entretiens sur les sciences secrètes |
|---|---|
| Auteur allégué | Publié anonymement |
| Auteur ou milieu réel | Nicolas-Pierre-Henri de Montfaucon de Villars |
| Attribution | Attribution assurée |
| Datation | Paris, 1670 |
| Langue | Français |
| Lieu | Paris |
| Cote | TRA-011 |
Cinq entretiens où un mystérieux comte expose à un narrateur incrédule la doctrine des élémentaux : sylphes de l'air, ondines de l'eau, gnomes de la terre, salamandres du feu, qui cherchent à s'unir aux humains pour obtenir une âme immortelle.
Le ton est manifestement ironique et le livre fut lu comme une satire — il valut à Villars des ennuis, et sa mort violente en 1673 nourrit aussitôt la légende d'une vengeance des initiés.
L'ironie n'a pas survécu au succès. La nomenclature des quatre élémentaux, inventée ou du moins fixée ici à partir de Paracelse, est passée telle quelle dans tout l'occultisme postérieur, dans la Golden Dawn, et jusque dans la fantasy contemporaine. Une plaisanterie devenue doctrine.